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La Trimurti

 
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Loo


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MessagePosté le: Mer 10 Aoû - 19:13 (2011)    Sujet du message: La Trimurti Répondre en citant

La Trimûrti 


Brahmâ - Vishnu - Shiva
 
 
 La Trimûrti, terme qui signifie "Trois Formes", désigne les représentations, par une seule image, des trois Dieux principaux :
 Brahmâ, le Créateur, symbolisant le Passé 
 Vishnu, le Préservateur, symbolisant le Présent et 
 Shiva, le Destructeur, le Transformateur, symbolisant le Futur.
Concrètement, la divinité ainsi figurée a trois têtes dont chacune manifeste les caractéristiques iconographiques de chacun des Dieux qui la constituent. Dans d'autres cas, la Trimûrti est faite de trois formes différentes de la même divinité.
L'exemple le plus connu est celui du Shiva tricéphale de la grotte I d'Elephanta, à Mumbai qui se rattache au second cas de figure.
Pour comprendre le principe d'une telle image composite, il faut rappeler que les divinités se caractérisent par un certain nombre de "fonctions". En exhibant trois têtes, l'image divine attribue trois fonctions, parfois dissemblables sinon antagonistes, à la divinité.
Dans un ordre d'idées très voisin, l'image de Dattâtreya, cumulant les têtes de Brahmâ, Vishnu et Shiva, est aussi une Trimûrti.
Il nous semble peu opportun de vouloir comparer le concept hindou de la Trimûrti à celui de la Trinité chrétienne. Dans l'Hindouisme, les dévots de Shiva honorent Shiva comme Divinité Suprême, tandis que les dévots de Vishnu honorent Vishnu ou honorent tel ou tel de Ses Avatâra (Râma ou Krishna, le plus souvent) comme Divinité Suprême. Brahmâ, pour sa part, a peu de fidèles... Dans le Christianisme, il n'existe pas de culte du Père ou du Fils ou du Saint Esprit. De plus, les cultes des Avatâra de Vishnu et a fortiori ceux de Shiva sont bien antérieurs au Christianisme. Qu'il y ait eu dans les époques plus tardives une influence des cultes chrétiens sur certains mouvements hindous, par exemple les cultes de la Bhakti adressée à Krishna, c'est fort possible, mais cela ne rapproche pas pour autant les concepts religieux profonds.
Il nous paraît déjà un peu hasardeux de comparer la personnalité de Jésus-Christ et son rôle sur terre avec ceux de Krishna, encore que certains hindous considèrent Jésus comme un Avatâra de Vishnu... Cette "récupération" ne ferait pas forcément plaisir aux Chrétiens.
De plus, il faut souligner que la phraséologie chrétienne sur la mission terrestre du Christ et sa mort comme Sauveur pour "racheter les péchés des hommes" ne peut guère trouver d'écho dans la manière hindoue de concevoir les rapports entre l'homme et le Divin.
Même pour les hindous, la notion de Trimûti n'est pas évidente, au-delà de son acceptation de principe sur un plan philosophique. En effet, dans leur immense majorité les hindous vénèrent tel ou tel dieu qu'ils considèrent comme Suprême : ainsi les Shivaïtes sont-ils dévots de Shiva et de Shiva seul (encore qu'ils apportent aussi des offrandes dans un temple de Vishnu, par exemple), et les Vishnouïtes sont sûrs que Vishnu est le Seul Grand Dieu, dans leurs pensées quotidiennes.
Dattâtreya

Images de Dattatreya


Dattâtreya est représenté avec trois têtes, celles de Brahmâ, Vishnu et Shiva. On le considère donc comme une incarnation (avatar) de la Trimûrti. Mais les dévots de Vishnu l'honorent comme une incarnation de leur divinité favorite, soit Vishnu, évidemment et pour ceux qui se réclament de la tradition des Nath, il est une incarnation de Shiva. Il est accompagné très souvent du taureau Nandi de Shiva ainsi que de un ou quatre chiens (symbolisant les quatre Veda qui gambadent autour de ses pieds.
Il aurait été le créateur de la science de la magie, des rites attachés au Veda ainsi qu'au Tantrisme.
Selon sa légende, l’enfant Dattâtreya, fils Atri (c'est pourquoi on l'appelle aussi "Atreya") et d'Anasuya, atteignit très rapidement l’âge d’homme. Comme il avait tous les aspects de la Trimûrti et qu’il était un homme de la plus profonde Sagesse, tous les Rishi et les ascètes le vénéraient. Il était gentil, calme et aimable. C’était un Avadhuta, un ascète nu. Il prêchait la Vérité du Vedanta. C’est ainsi que Dattâtreya enseigna sa Avadhuta Gita à Subrahmanya = Kârttikeya). C’est un texte magnifique qui contient toutes les vérités, tous les secrets duVedanta et les expériences de la Réalisation du Soi.
Un jour qu’il allait au hasard dans la forêt, il rencontra le Roi Yadu qui, le voyant si heureux, lui demanda le secret de ce bonheur et le nom de son Guru. Dattâtreya répondit : "Le Soi seul est mon Guru. J’ai également appris la Sagesse de vingt quatre autres individualités. Ainsi sont-ils aussi mes Guru". Dattâtreya indiqua le nom de ses vingt quatre Guru et parla de la Sagesse que chacun d’eux lui avait transmise : "Les noms de mes vingt quatre Guru sont la Terre, l’Eau, le Feu, le Ciel, la Lune, le Pigeon, le Python, l’Océan, le Papillon de nuit, l’Abeille noire, les Abeilles, l’Eléphant, le Cerf, le Poisson, la Danseuse Pingala, le Corbeau, l’Enfant, la Servante, le Serpent, le Fabriquant de flèches, l’Araignée et le Scarabée.
 J’ai appris la patience et le fait de faire du bien aux autres de la Terre. 
 De l’Eau, j’ai appris ce qu’est la Pureté. 
 De l’Air, j’ai appris à être sans attachement quoique je rencontre beaucoup de gens dans ce monde. 
 J’ai appris du Ciel que le Soi est Immanent en Tout, bien qu’il ne soit en contact avec aucun objet. 
 J’ai appris de la Lune que le Soi est toujours parfait et invariable et seules les choses limitées qu’on y ajoute jettent une ombre sur Lui. 
 De même que le Soleil se reflètant dans plusieurs pots pleins d'eau semble constitué d'autant de reflets, de même le Brahman semble multiple en raison des activités du mental. Telle est la lecon que je reçus du Soleil. 
 Un jour, je vis un couple de pigeons avec leur oisillons. Un oiseleur jeta un filet et captura les petits. La maman pigeon était très attachée à ses pigeonnaux. Elle tomba aussi dans le filet et fut prise. De cette histoire, j'appris que, sur terre, l'attachement est la cause d'esclavages. 
 Le python ne se meut pas pour trouver sa nourriture. Il se contente de ce qu'il peut avoir, en restant à sa place. De ceci, j'appris à ne pas me soucier de la nourriture et de me satisfaire de ce que je trouverais à manger. 
 De même que l'Océan reste inchangé, même si des centaines de rivières s'y déversent, de même un homme sage devrait demeurer inchangé devant toutes les sortes de tentations, toutes les difficultés, tous les troubles. 
 Contrôler le sens du regard et fixer l'esprit sur le Soi, telle est la leçon que je reçus du Papillon de nuit. 
 D'une maison, j'obtins un peu de nourriture, d'une autre encore un peu, et ainsi j'apaisai ma faim. Je ne suis pas une charge pour le maître de maison. Cela, je le tiens de l'abeille noire qui collecte son miel de toutes sortes de fleurs. 
 Les abeilles ont beaucoup de mal à collecter de quoi faire le miel, mais qu'un chasseur arrive, il prend tout en un instant. Ceci m'enseigna qu'il est inutile d'amasser des biens. 
 L'éléphant mâle, aveuglé par le désir sexuel, tombe dans une fosse recouverte d'herbe, même s'il voit à cet instant l'éléphante. Il est donc indispensable de détruire le désir lascif. 
 Le cerf est entraîné puis pris au piège par le chasseur qui lui a joué de la jolie musique. On ne devrait donc jamais écouter de chansons qui nous distraient. 
 Comme le poisson avide de nourriture tombe facilement victime de l'appât, de même l'homme glouton perd son indépendance et se ruine rapidement. 
 Il était une fois une danseuse du nom de Pingala. Fatiguée de chercher des clients, une nuit elle perdit courage. Devant se satisfaire des rares clients rencontrés dans la journée, elle se réfugia dans un profond sommeil. De cette femme déchue, j'appris la leçon que l'abandon de l'espoir conduit à la satisfaction. 
 Un corbeau trouva un morceau de viande. D'autres oiseaux le poursuivirent et le battirent. Il laissa tomber le morceau de viande et ainsi retrouva la tranquillité. Ceci me montra que, dans ce monde, un homme endure toutes sortes d'ennuis quand il court après les plaisirs des sens et qu'il devient heureux comme un oiseau quand il les abandonne. 
 L'enfant qui tête le lait de sa mère est libre de tous soucis, ennuis et peurs, et il est toujours joyeux. J'ai trouvé la vertu de la gaité dans l'enfant. 
 La jeune femme vannait du riz paddy.Ses bracelets tintinnabulaient; comme des visiteurs entraient dans la maison pour rencontrer son mari, elle les enleva un par un pour faire moins de bruit. Mais même avec deux encore à son poignet, ils résonnaient... Quand elle n'en eut plus qu'un, le silence se fit et elle fut contente. Cette jeune personne m'apprit ainsi que vivre avec beaucoup de gens engendre discorde, dérangements, et querelles. Même deux personnes seulement peuvent se lancer des mots inutiles et être en désaccord. L'ascète ou le Sannyasin (Renonçant) doivent vivre dans la solitude. 
 Un serpent ne fait pas son trou tout seul. il s'installe dans des trous creusés par d'autres animaux. De même, un ascète ne doit pas construire de maison mais s'installer dans un temple ou une grotte construits par d'autres. 
 Du fabricant d'arcs, j'appris la concentration intense de l'esprit. 
 L'araignée fait, avec sa salive, de longs fils et les tisse en toiles. Puis elle s'empêtre elle-même dans son propre filet. De même, l'homme fait un filet de ses propres idées et s'y emmèle. L'homme sage devrait donc laisser de côté toutes les pensées relatives au monde ordinaire et concentrer son mental sur le Seul Brahman. 
 Le sacarabée attrape un ver, le dépose dans son nid et le pique. Le pauvre ver, toujours dans la crainte du retour du scarabée et de son aiguillon, pensant sans cesse à ce scarabée, devient scarabée lui-même. Le scarabée et le ver m'ont appris à me tourner vers le Soi en Le contemplant sans cesse; ainsi, j'ai abandonné tout attachement à mon corps et j'ai atteint la Libération.
Le Roi fut très impressionné par ces paroles du Seigneur Dattâtreya. Il abandonna son trône et pratiqua la méditation constante sur le Soi.
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Dernière édition par Loo le Mer 10 Aoû - 19:42 (2011); édité 1 fois
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MessagePosté le: Mer 10 Aoû - 19:13 (2011)    Sujet du message: Publicité

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Loo


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MessagePosté le: Mer 10 Aoû - 19:41 (2011)    Sujet du message: La Trimurti Répondre en citant

Osiris - Isis - Horus 
 
Découverts par hasard dans une grotte, miraculeusement préservés des ravages du temps,les manuscrits de  Nag Hammadi contiennent, entre autres merveilles, ce texte majeur :
 
La foudre, esprit parfait 




Ce texte est très inhabituel dans le contexte de Nag Hammadi, car il ne contient rien de spécifiquement chrétien ni juif. Il ne peut pas non plus être classé parmi les textes gnostiques, dont l'esprit prévalait à l'époque où les manuscrits retrouvés furent écrits, à savoir entre le 4e siècle avant notre ère, et l'an 60 EC. Aussi les commentateurs sont-ils perplexes devant ce texte sans équivalent connu. "Dans son contenu, la Foudre (ou le Tonnerre) est virtuellement unique dans le corpus de Nag Hammadi. 
 
 
 



C'est une révélation faite par un personnage féminin qui n'est pas particulièrement identifiée par ailleurs, à part peut-être dans le titre.." (source) Nous ne sommes pas de cet avis. Pour nous, la personne qui parle est clairement identifiée, non seulement par le titre, mais par tous les détails de son discours. S'il y a une seule difficulté à identifier ce narrateur, c'est qu'il ne s'agit pas d'un être humain, ni divin. Il s'agit de la foudre. 
 
 
  
 
 



La Foudre, ici, c'est l'éclair qui donne l'éveil, et c'est aussi, sous sa forme divinisée, Isis, la grande déesse des Egyptiens. La Foudre, donc, personnifiée en déesse, va s'adresser à nous dans un texte qui n'a pas été compris par le traducteur, celui du grec en anglais, M. MacRae. Pour pallier ce défaut qui rend le texte incompréhensible, nous en proposons la lecture qui suit. Nous y avons associé ce qui, à l'époque, était évoqué par les images et les expressions de la Déesse Foudre, Isis des Egyptiens. 
 
 
  
 
 
 


« Je suis la Foudre qui rend l'esprit parfait, la puissance m'envoie à ceux qui m'attendent. Ne m'ignorez pas, vous les Grecs, forts de vos nouvelles croyances. Car je suis la première et la dernière, la grande déesse et la plus humble des servantes. Car je suis celle qui est honorée dans la vieille religion, et celle qui est méprisée dans le culte grec. Je suis celle qui est stérile, car l'éveil ne se transmet pas par l'hérédité ; et nombreux sont mes fils, car j'en ai éveillé plus d'un.
 





Vous qui m'avez connu, ignorez-moi, car l'éveil n'est plus à la mode des Grecs. Et vous les Grecs qui m'ignorez, connaissez-moi, recevez de moi votre éveil. Ne soyez pas arrogants avec moi quand je suis bannie de la terre. Quand la vieille religion décline, ne méprisez pas Isis l'esprit parfait. Je suis la pécheresse quand mon éclair prend la vie, et je suis la sainte quand mon éclair donne l'éveil. Je suis l'épouse quand je m'unis à l'initié, et je suis la vierge car aucun homme ne me possède. 
 
 
  
 
 


Je suis stérile car ceux que j'éveille ne transmettent pas l'éveil à leurs enfants et je suis féconde car nombreux sont ceux à qui j'ai donné la connaissance. Je suis la sage-femme car j'accouche le dieu qui est dans l'homme et je ne donne pas naissance car le mystère de la vie est plus grand que moi. Je suis la force, celle que je donne à travers mon esprit parfait ; et je suis la peur car mes adeptes redoutent mon baiser. Car autant qu'il peut tuer il peut diviniser. Je suis compatissante quand je donne la lumière de l'esprit parfait et je suis cruelle quand je foudroie l'imprudent ou l'innocent. 




Faites bien attention ! Je suis insensée et je suis sage. Pourquoi tant de haine ? Vous les Grecs, pourquoi me bannir de la table des dieux ? Parce que je suis une barbare parmi les barbares ? Mais je suis aussi bien la sagesse des Grecs que la science des barbares. Je suis le jugement des Grecs et des barbares. Je suis Isis, mon image est grande en Egypte, et je n'ai pas d'image ailleurs. Partout maudite, aimée partout, ils m'appellent la Vie, vous m'appelez la Mort. Je suis la Loi chez eux, je suis hors-la-loi chez vous. 
 
 
  
 
 
 


Je suis celle qui n'observe pas de fête, car je peux tonner tous les jours de l'année. Et je suis celle qui a des fêtes nombreuses, car on me vénère dans de nombreux pays. Je connais les premiers hommes car j'étais pour eux la grande déesse, et ceux d'après me connaissent, car un jour viendra où mon culte sera restauré. Je suis l'esprit de l'homme et le repos de l'âme. Je suis la connaissance absolue, la science infuse, la mémoire totale. Toute la puissance du monde arrive par ma connaissance, la puissance des anges est issue de ma parole, car ils sont les fils de la foudre. Et je fus la puissance des premiers dieux. Le règne de Zeus et aussi
 





Et je suis la puissance des esprits qui se sont unis à moi. Je suis le contrôle car l'éveillé sait se maîtriser lui-même et je suis l'incontrôlable car la toute-puissance de mon éclair dépasse les forces humaines. Ecoutez-moi dans la douceur et apprenez de moi la rudesse. Je suis celle qui s'écrie et qui tonne et je suis jetée à la face de la terre. Je suis l'ouïe qui est à la portée de tous, quand je fais gronder mon tonnerre. Et je suis la parole qui ne peut être saisie, quand l'initié se sert de la tierce oreille.  (source)
 
 
 
 
 
 
 
 


Ce texte est attribué à Isis par un grand nombre de commentateurs.Qui es-tu, ô sainte Isis, la mère et la soeur des hommes, la grande déesse, la première et la dernière, toi qu'on a appelé la déesse aux dix mille noms ?
A l'origine, tu es la fille de Geb, dieu de la Terre, et de Nout, déesse de la voûte étoilée. Fille de la terre et du ciel, sous ta forme de foudre, tu fais preuve de ta double origine en unissant tes deux parents dans ton étreinte.
 
Tu es la vraie bienfaitrice des hommes, tout comme Viracocha le fut dans les Andes. Viracocha qui fut un autre maître de la foudre…
 

 





Contrairement aux autres déesses qui boudaient le séjour terrestre, Isis a longtemps séjourné parmi les hommes pour leur apprendre à cultiver le blé, à faire la farine et à cuire le pain. Elle leur a enseigné une foule de choses, filer le lin, tisser, tailler, coudre les vêtements ; pétrir l'argile et cuire les poteries. Elle savait aussi façonner l'argile pour lui donner vie, tout commeProméthée. Mariée à Osiris, elle aura de lui un fils posthume, Horus, avec qui elle va diriger le monde pendant des millénaires paisibles et lumineux. 
 
 
 



On l'appelle souvent la Déesse Magique et Celle qui Donne la Vie, mais elle est aussi le Baiser de la Mort. Elle a gardé des adorateurs à travers toute la période gréco-romaine, mais ceux-ci ne pouvaient pas toujours exercer librement leur culte, qui a pris de nombreuses apparences pour protéger ses zélateurs. Pour les Grecs du 4e siècle av. EC, l'époque où a été écrit La foudre, son culte avait beaucoup décliné, elle était malgré tout une figure aussi connue que le père Noël de nos jours. 
 
 
 



Chaque aspect de sa légende était familier même aux enfants, l'histoire d'Isis faisant l'objet de comptines et d'oeuvres d'art. Mais l'origine de son culte vient de l'Egypte, et avant, sans doute, de l'Amenta, cette terre des ancêtres qui se trouvait au-delà des mers, loin vers l'ouest. (source) Au quatrième siècle EC, tandis que le christianisme se répandait dans l'Empire Romain, ses adorateurs d'Isis fondèrent le culte de la Madonne pour que perdure l'influence d'Isis. 
 
 
 



D'ailleurs, les vieilles images montrant Isis et le petit Horus ont inspiré tous les portraits de la Mère à l'Enfant durant des siècles, y compris ceux de Marie et l'enfant Jésus. Mais après le syncrétisme assez tolérant des Grecs et de Rome, la nouvelle religion chrétienne a jeté la Trinité aux orties, en remplaçant Isis, l'esprit parfait féminin des Atlantes et des anciens peuples, par une figure masculine, le Saint Esprit. Ainsi la Trinité Père Mère Fils, Osiris Isis Horus fut commuée en Père Fils Esprit. Machisme, quand tu nous tient… 
 
 
 



Dans la tradition ésotérique, Osiris est identifié à Orion et Isis à Sirius. Est-ce à dire que ces dieux sont originaires de ces lointaines étoiles ? On ne peut exclure cette hypothèse, tant la présence d'Orion et de Sirius est éclatante dans les mythes d'origines très diverses : Amérique Latine avec les pré-Incas et les Olmèques, Afrique avec les Dogons, Moyen-Orient avec Sumer, Asie avec l'Inde, la Chine et le Japon, Europe avec les Tuatha Dé Danaan, le peuple de la Déesse Dana, autre nom de la grande Isis. 
 
 
 
 
 
 
  
 
 
Ô Isis, ô sainte mère, fais pleuvoir sur nous ton éclat bienfaisant ! 
 
 
  
 
 

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